• Deux merveilles végétales précoces à protéger !

    Notre commune regorge d'espèces végétales rares à très rares. Certaines d'entre elles constituent des stations uniques pour notre pays.

    La drave faux-aizoon (Draba aizoides) est présente sur les rochers calcaires éclairés du remarquable site de Champalle. Les sept à huit plantes croissent dans les escarpements rocheux assez inaccessibles. C'est le seul endroit, en Belgique, où cette Brassicacée (Crucifère) pousse. Elle fleurit tôt, dès la fin de l'hiver.

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    Photo: Fr. Hela, Yvoir (Rochers de Champalle), 5 Mars 2011.

     

    Plante des rochers par excellence, la drave faux-aizoon préfère la grande solitude des falaises et l'âpre lutte contre le vent. Elle possède des rosettes de feuilles armées de cils raides où se cachent les boutons floraux et une profonde racine qui s'insinue entre les pierres.

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    Photo: Fr. Hela, Yvoir (Rochers de Champalle), 5 Mars 2011.

     

    Dès les premiers jours ensoleillés annonçant le printemps, ses nombreuses corolles d'un jaune soutenu parent alors les rochers gris et austères de lumières dorées.

     

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    Photo: Fr. Hela, Yvoir (Rochers de Champalle), 5 Mars 2011.

     

    Cette plante rupestre est répandue dans les montagnes d'Europe méridionale et centrale, des Pyrénées aux balkans.

     

    La gagée des bois (Gagea lutea) préfère les zones alluvionnaires de la vallée du Bocq. On la trouve dans les aulnaies-frênaies et autres bois frais, ainsi que dans les prairies proches du cours d'eau. Cette Liliacée à bulbe, assez rare, apparaît au mois de mars, souvent en compagnie de l'anémone fausse-renoncule (Anemone ranunculoides) et de l'ail des ours (Allium ursinum).

     

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    Photo: Fr. Hela, Evrehailles (Bauche), le 22 Mars 2011.

     

    La gagée des bois est une espèce aimant la mi-ombre. Elle croît sur les sols riches en bases et en éléments minéraux. Les sols où elle est florissante sont, en général, argileux ou limoneux, profonds et à réserves en eau importantes.

     

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    Photo: Fr. Hela, Yvoir (Propriété Dapsens), 23 Mars 2011.

     

    Lors de ce mois de mars, j'ai découvert pas moins de quinze stations, parfois importantes, dans la vallée du Bocq, de Dorinne (Chansin) à Yvoir (Propriété Dapsens).

    Faites donc attention, si vous marchez le long de la rivière, ces temps-ci !

    Merci, au nom de la gagée!

     

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    L'anémone fausse-renoncule (Anemone ranunculoides) est souvent présente à proximité des gagées des bois.

    Photo: Fr. Hela, Bauche (Evrehailles), 23 Mars 2011.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

  • Un milan royal (Milvus milvus) de passage à Bauche (Evrehailles).

    L'observation de cet admirable voilier survolant nos paysages avec légèreté et finesse est un moment inoubliable. Le milan royal est sans nulle doute un des plus beaux rapaces d'Europe. L'élégance de ses allures, sa grâce et sa souplesse aérienne, ainsi que les vives couleurs de son plumage forcent l'émerveillement.

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    Photo: René Dumoulin - www.oiseaux.net

     

    Il plane comme une hirondelle géante aux teintes rutilantes. Sa longue queue rousse, sans cesse en action, est très échancrée. Sous ses longues ailes étroites et foncées, deux taches blanches se détachent comme une "fenêtre", à la base des grandes rémiges. C'est un caractère net de cette espèce en vol, visible de loin. Le roux de rouille plus ou moins vif parsème son plumage. Vu du dessous, son corps paraît plus clair et sa petite tête est presque blanche.

    Le 23 mars, le milan royal flâne au-dessus de Bauche. Après quelques planées et battements nonchalants des ailes, il s'élève dans une ascendance et continue sa route vers le nord-est.

    Dès le début de février parfois, en général dans la seconde quinzaine, le retour printanier de cette espèce est sensible. Le passage de couples ou d'isolés se prolonge en mars et jusqu'à mi-avril.

    A vos jumelles ! 

  • Le citron (Gonepteryx rhamni), un papillon robuste !

    A présent, le citron fréquente nos lisières, nos forêts claires et nos fourrés à proximité des bois. C'est un pollinisateur zèlé qui vient volontiers dans les jardins.

    La vie de ce papillon peut durer presqu'une année. En hiver et en été, il réduit ses fonctions vitales au minimum. Il passe l'hiver en plein air, par exemple, dans un épais tapis de lierre, au pied d'un arbre. Il se protège du gel en se déshydratant. Certains auteurs disent même qu'il sécréterait une sorte d'anti-gel durant cette période !

    Au printemps, avec le paon du jour (Inachis io) et la petite tortue (Aglais urticae), le citron est un des premiers papillons à apparaître, parfois dès la fin du mois de février, par temps doux. Il est très robuste face aux intempéries.

    L'accouplement se déroule après l'hiver. Il est précédé d'un vol nuptial. Voici une femelle qui butine les fleurs d'une corydale solide (Corydalis solida). Celle-ci est convoitée par trois mâles pratiquant en commun un vol dansant à proximité.

     

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    Photo: Fr. Hela, Yvoir (Evrehailles), Mars 2011.

    La femelle délimite un territoire de ponte composé de un à trois buissons de bourdaines (Frangula alnus) ou de nerpruns purgatifs (Rhamnus cathartica). Elle marque, paraît-il, les bourgeons à l'aide de glandes odoriférantes, afin de retrouver ses arbustes. Le mâle est jaune citron vif, tandis que la femelle est blanchâtre, teintée de verdâtre.

     

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    Gonepteryx rhamni - Mâle

    Photo: Nadine Thonnard, Godinne, Juillet 2011.

     

     

     

     

     

  • Quand passent les grues, c'est toujours un évènement !

    Un passage spectaculaire de grues cendrées (Grus grus) s'est déroulé le 7 mars dernier sur la commune d'Yvoir. Ce jour-là, entre 14h00 et 18h00, pas moins de 1.600 grues, en migration vers le nord ou le nord-est, déferlent en vagues successives au-dessus de nos têtes à Mont, Godinne, Yvoir, Durnal, Dorinne, Evrehailles, ... Le défilé bruyant des groupes en formations disciplinées, formant le plus souvent des "V" qui semblent fendre l'espace, ou encore le tournoiement débridé de centaines d'oiseaux, apparemment désorientés et cherchant patiemment le courant favorable, constituent un des grands phénomènes naturels encore visibles dans nos régions. Mais ces observations sont aléatoires chez nous, du fait que nous sommes un peu en dehors du couloir de migration qui se situe, en Belgique, plus à l'est (Ardenne, Hautes-Fagnes, Lorraines). C'est pourquoi cette journée du 7 mars restera dans toutes les mémoires ! 

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    Photo: Jules Fouarge - Aves-Natagora

    Au début du printemps ou à la fin de l'automne, les migrations de ces grands oiseaux (près d'un mètre de haut et plus de deux mètres d'envergures) évoquent les grands espaces nordiques, les tourbières ou la toundra scandinave. L'image n'est pas fausse et correspond assez bien à la situation actuelle en Europe. En effet, l'aire de nidification sur ce continent s'étend principalement sur l'ex-U.R.S.S., les pays scandinaves, la Pologne et une partie de l'ex-Allemagne de l'Est. La plupart des grues qui passent en Belgique, au printemps, ont hiverné en France (Lac du Der en Champagne), mais surtout dans le sud-ouest de l'Espagne et le sud du Portugal. Certaines vont un peu plus loin, par Gibraltar, jusqu'au Maroc.

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    Photo: René Dumoulin - www.oiseaux.net

    La grue cendrée est un voilier remarquable capable d'atteindre une vitesse de vol de 80kms/heure de moyenne, si les conditions météos sont favorables.

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     Photo: Didier Collin - www.oiseaux.net

     

    La photo suivante a été prise du vieux pont de Godinne, au-dessus de la Meuse, le 7 mars à 17h45.

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    Photo: Fr. Hela.

     

     

     

     

     

  • L'osmie cornue (Osmia cornuta), une abeille solitaire précoce.

    Les abeilles solitaires ne fabriquent pas de miel et ne piquent pas. Si les femelles possèdent  un aiguillon, il n'y a cependant rien à craindre. Elles ne sont jamais agressives. Si vous vous placez devant les nids, elles vous contourneront en attendant que vous soyez parti. Elles se poseront même sur vous, si vous êtes éclairés par les chauds rayons du soleil ! En outre, elles sont plutôt petites et notre peau est trop épaisse pour que l'aiguillon la transperce.

    Sans ouvrières, ni ruches, ni cire, les femelles des abeilles solitaires se débrouillent toutes seules pour assurer leurs descendances, en mettant en oeuvre des moyens très variés: creusement, terrassement, découpage de feuilles, maçonnerie, poterie, tissage, filage, ... Chacune de ces méthodes correspondent à des espèces ou à des familles différentes.

    Il leur faut néanmoins s'accoupler avec un mâle avant de commencer leur travail de nidification. Ces derniers, dont le développement est plus court, se tiennent aux aguets à la sortie des nids, dès les premières journées ensoleillées de mars. L'accouplement a lieu aux alentours ou sur des fleurs. C'est la seule fonction de ces mâles qui meurent peu de temps après.

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    Osmia cornuta (accouplement), Yvoir, Mars 2011 - Photo: Fr. Hela

     

    Au printemps, on peut observer de véritables "bourgades" d'abeilles solitaires, notamment, sur les vieux murs exposés au soleil, remplis de minuscules cavités. Elles y sont parfois très nombreuses. dans ces circonstances, on pourrait alors croire que l'on est en présence d'une colonie. En fait, chaque individu s'occupe de sa tâche sans s'occuper de ses voisins.

    L'osmie cornue est une abeille solitaire qui cherche des petits trous dans ces vieux murs pour assurer sa descendance. Elle est appelée "maçonne" car, dans chaque trou, elle construit des cloisons de terre qui séparent les cellules contenant un oeuf pondu sur une réserve de nourriture (nectar et pollen). Lorsqu'elle arrive finalement à remplir la cavité, elle en ferme l'entrée avec un gros bouchon de terre.

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    Une femelle d'Osmie cornue (Osmia cornuta), achève la construction du bouchon de fermeture d'un de ses nids - Photo: M. Paquay

     

    Les osmies rousses (Osmia rufa) et cornues (Osmia cornuta), communes au printemps, installent aussi leurs cellules dans les conduits d'écoulement d'eau des châssis de fenêtre ou dans d'autres cavités originales de nos habitations.

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    Osmia cornuta (Accouplement) - Yvoir, Mars 2011- Photo: Fr. Hela.

     

     

     

     

     

  • Ils sont sortis au soleil, après des mois d'hibernation !

    Un grand et haut mur en moellons calcaires protège la propriété de la famille Dapsens d'Yvoir. Dans celle-ci, ce mur présente d'innombrables anfractuosités et, à certains endroits, il est exposé au soleil une bonne partie de la journée. La pierre chauffe. Des petites têtes apparaissent prudemment, puis l'avant des corps et les pattes antérieures, munies de longs doigts griffus, émergent. Enfin, les animaux, en entier cette fois, agrippés au mur, prennent un bain de soleil. Des lézards des murailles (Podarcis muralis) !

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    Photos: Fr. Hela, Yvoir, 8 mars 2011.

     

    Certains lézards commencent à se déplacer. Ils grimpent maintenant partout avec une agilité surprenante, même sur les branches et le tronc d'un vieux pêcher en espalier.

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    Photo: Fr. Hela, 8 mars 2011.

     

    Le lézard des murailles a une sihouette élancée. Sa tête, un peu déprimée, se termine par un museau conique. Son corps assez aplati est mince et sa longue queue est très effilée. Les pattes, aux longs doigts, sont fines.

     

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    Photo: Fr. Hela, Yvoir, 8 mars 2011.

     

    Le lézard des murailles est une espèce thermophile qui s'observe aisément lors des journées ensoleillées, même aux heures les plus chaudes. Il est peu craintif et assez curieux. Disparaissant rapidement dans sa cachette, il en ressort souvent après peu de temps, pourvu que l'observateur reste calme. 

  • Le tussilage ou pas d'âne (Tussilago farfara), une plante pionnière.

    Chaque année, je ne peux contenir mon admiration pour cette plante volontaire. C'est une des premières plantes sauvages de l'année qui fleurit abondamment. Ses capitules dressés sur lesquels reposent des fleurs jaunes (ligulées à l'extérieur et tubulées au centre) éclairent les talus, les déblais et les terres remuées, dès la fin du mois de février.

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    Photo: Fr. Hela, Yvoir, 26 février 2011.

     

    Dans la carrière d'Yvoir, le tussilage aime la rocaille et les graviers. A cet endroit, il se comporte alors comme une plante de haute altitude, croissant sur la caillasse ! D'ailleurs, dans les Hautes Alpes, il se rencontre à des altitudes comprises entre 500 et 2400 mètres, c'est-à-dire jusqu'à l'étage alpin, là où les conditions de vie des êtres vivants sont particulièrement rudes !

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    Tussilago farfara au pied d'un terril de graviers.

    Photo: Fr. Hela, Yvoir, 26 février 2011.

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    Le tussilage est une plante pionnière et vivace. Ses feuilles, apparaissant à la base, se développent après la floraison. La forme des feuilles évoque, paraît-il, celle d'un sabot d'âne, ce qui expliquerait le nom vernaculaire de " pas d'âne" donné à cette plante.

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    Tussilago farfara, plante pionnière.

     Photo: Fr. Hela, Carrières d'Yvoir, 3 mars 2011.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

  • Trois observations ornithologiques de la dernière semaine de février, à l'Airbois.

    Des grues cendrées (Grus grus) sont passées, le mardi 22 février, à 23h50. Les cris gutturaux caractéristiques de ces grands oiseaux résonnaient remarquablement.

    Mercredi 23 février, 24 sizerins flammés (Carduelis flammea) s'abreuvaient au bord d'une pièce d'eau pour le bétail, dans une prairie.

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     Photo: Michel Lamarche - FindNature.com

     

    A l'aube du 25 février, vers 6h50, un hibou moyen-duc (Asio otus) est perché sur un piquet de clôture et un autre vole au-dessus du pré tout proche.

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    Photo: Pascal Bénard - www.oiseaux.net.

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    Photo: René Dumoulin - www.oiseaux.net.

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    Sizerin flammé (Carduelis flammea): Un mâle.

    Photo: Michel Lamarche - FindNature.com

     

     

     

  • Du jaune sur nos versants, dans nos haies et broussailles sauvages !

    Vous avez sûrement remarqué que des buissons se parent de jaune, dans la vallée de la Meuse ou ailleurs dans notre belle région. Le printemps n'est pas loin !

    Depuis le début de février, les chatons pendants de fleurs mâles des noisetiers ou coudriers (Corylus avellana) donnent une touche de jaune à nos taillis, friches, haies et coteaux rocailleux. Ceux-ci, formés en automne et passant l'hiver, bien protégés par des écailles serrées, s'ouvrent et répandent leurs pollens à tout vent.

     

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      Corylus avellana: Fleurs mâles -Photo: Fr. Hela, Yvoir, Février 2011.

     

    Les fleurs femelles, plus discrètes, présentent des inflorescences denses en forme de bourgeons d'où émergent les stigmates rouges. Il faudra pratiquement huit mois pour que,  celles-ci se transforment en noisettes bien mûres.

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    Corylus avellana: Fleur femelle, Yvoir, Février 2011 - Photo: Fr. Hela.

     

    Le noisetier est une espèce monoïque. Il porte des fleurs mâles et femelles séparées.  

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    Corylus avellana : Fruits, Yvoir, Septembre 2010 - Photo: Fr. Hela.

     

    Depuis peu, le jaune s'accentue à certains endroits, sur les versants rocheux des vallées de la Meuse et du Bocq, là où le calcaire affleure.

    Frileux, le cornouiller mâle (Cornus mas) aime les coteaux bien exposés. Très précoces, ses centaines de petites fleurs jaunes, en ombelles, apparaissent sur les rameaux encore dépourvus de feuilles.

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    Cornus mas en fleurs, Yvoir, Février 2011 - Photo: Fr. Hela.

     

    Dans les prochaines semaines, arrêtez-vous à Houx-sur-Meuse ! Contemplez alors la zone rocheuse piquetée d'arbustes surplombant le village et dominée par les ruines de Poilvache ! De haut en bas, vous découvrirez cette espèce lumineuse.

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    Photo: Fr. Hela, Yvoir (Fonds d'Ahinvaux), Mars 2010.

     

    Certains arbustes sont visibles de près et, plus particulièrement, non loin du cimetière de Houx. Des cornouillers mâles croissent aussi de part et d'autre de la carrière St Roch (Rue du Blacet et du Redeau), sur les pentes rocheuses partiellement boisées et bien exposées.

    Le cornouiller mâle aime également les haies, les bois clairs et les broussailles de notre région, généralement sur des sols riches en calcaire.

    Le choix des mots "mâle" et "mas" pour désigner cette espèce en français et en latin n'est pas judicieux. En effet, les fleurs hermaphrodites, comprennent à la fois un androcée* et un gynécée*.

    Les fruits de cette espèce sont des drupes* rouges à maturité, longues de 10 à 15 mm, rappelant l'olive. Ce sont les cornouilles !

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    Cornus mas (Fruits), Yvoir, Septembre 2010 - Photo: Fr. Hela.

     

    La pulpe tendre, sucrée et acidulée de ces fruits évoque à la fois la cerise et la framboise. On peut les consommer crus ou cuits, en confiture ou en gelée. Qu'on se le dise !

    * Androcée: Ensemble des organes mâles d'une fleur, c'est-à-dire les étamines.

    * Drupe: Fruit charnu, ne s'ouvrant pas à maturité et renfermant un ou, plus rarement, plusieurs noyaux contenant généralement une seule graine.

    * Gynécée (Syn: pistil): Ensemble des organes femelles d'une fleur, c'est-à-dire des carpelles.