• Nos deux hélianthèmes: plantes de soleil !

    Fleurs de soleil ! Ce n'est qu'en pleine lumière que les fleurs des hélianthèmes s'ouvrent. Le nom hélianthème vient d'ailleurs du grec helios, "soleil" et anthos, "fleur". Les hélianthèmes sont également plantes du soleil par leur milieu de vie: les coteaux rocailleux et secs bien ensoleillés. Ils appartiennent à la Famille des Cistacées qui est essentiellement méridionale. Leurs pétales ont toujours un petit air "chiffonné" comme de la soie fripée. Sans parfum, elles sont cependant butinées et pollinisées par de nombreux insectes.

    L'hélianthème des Apennins (Helianthemum apenninum) fleurit actuellement dans les pelouses ouvertes et sur les rochers calcaires, à Houx-sur-Meuse, sur le site des Rochers de Champalle, et au sommet du rocher d'escalade de Fidevoye.

     

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    Photo: Fr. Hela, Yvoir (Rochers de Champalle), Mai 2010.

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    Photo: Fr. Hela, Houx-sur-Meuse, 26 Avril 2011.

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    Photo: Fr. Hela, Houx-sur-Meuse, 26 Avril 2011.

     

    L'hélianthème jaune (Helianthemum nummularium) est sur le point de fleurir. Il aime les pelouses sèches sur des substrats riches en calcaire. On le rencontre parfois dans les mêmes sites que l'hélianthème des apennins. Il est beaucoup plus fréquent.

     

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    Photos: Fr. Hela, Yvoir (Rochers de Champalle), Mai 2010.

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    Sur le site de Champalle, on rencontre quelquefois l'hybride naturel entre les deux espèces Helianthemum xsulphureum, à corolle jaune soufre pâle.

    L'hélianthème blanc est considéré comme assez rare dans le district mosan, tandis que l'hélianthème jaune est plus commun dans les milieux qui lui conviennent.

     

     

     

     

  • Nos quatre fauvettes sont revenues et chantent à tue-tête.

    La fauvette à tête noire (Sylvia atricapilla)  n'a pas une tête entièrement noire, mais seulement une petite calotte noire, du moins chez le mâle.

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    Photo: Didier Collin - www.oiseaux.net

    La femelle et les jeunes de l'année portent une calotte rousse.

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    Photo: Yvon Toupin - www.oiseaux.net

     

    Il s'agit de la première fauvette à nous revenir au printemps. Souvent dès mi-mars, les premiers chants retentissent. Le chant de la fauvette à tête noire est sonore, riche et assez long. Il se termine par un crescendo flûté magnifique.

    Cette fauvette affectionne les milieux relativement bien fournis en arbres (bois, bosquets, orées forestières, jardins arborés, parcs ...) pour autant que subsistent au sol des massifs de ronces ou autres petits buissons dans lesquels elle installe son nid.

     

    La fauvette des jardins (Sylvia borin) recherche une végétation buissonnante touffue en  forêt ou dans les bocages. Le long des lisières forestières, elle cohabite souvent avec la fauvette à tête noire. La caractéristique principale de cette fauvette est l'absence de trait marquant: l'oiseau est entièrement brunâtre presque uniforme, sauf le dessous qui est plus clair. L'observateur attentif notera aussi les côtés du cou grisés, tranchant à peine sur le reste du plumage brun.

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    Photo: René Dumoulin - www.oiseaux.net

    Si l'apparence de l'oiseau est anodine, il vous charmera, par contre, par son chant mélodieux. Ses longues phrases, pleines et volubiles, se succèdent sur un rythme égal, sans trêve, pendant des heures.

    Les quartiers d'hiver de la fauvette des jardins s'étendent sur l'Afrique tropicale et méridionale, atteignant au sud le Natal et le Damaraland (Géroudet, 1998). Au printemps, les premières fauvettes arrivent chez nous vers la mi-avril, mais la plupart s'installent pendant la première quinzaine de mai.

     

    Les fauvettes grisettes (Sylvia communis) d'Europe occidentale hivernent dans les savanes d'Afrique tropicale, de la bordure méridionale du Sahara au Damaraland et au Zimbabwe (Géroudet, 1998). Le qualificatif qui est attribué à cette espèce n'est pas des plus judicieux. Ce qui la caractérise le mieux, c'est en effet la couleur rousse d'une partie de ses ailes. L'appeler "Fauvette à ailes rousses" aurait probablement facilité le travail des ornithologues débutants. D'autres critères permettent une identification certaine: une gorge bien blanche et une queue plutôt longue aux rectrices externes en partie blanches. En outre, chez le mâle, la tête grise contraste avec le dos brun.

     

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    Photo: Didier Collin - www.oiseaux.net

    C'est dans la deuxième quinzaine d'avril que les mâles se cantonnent et émettent alors un chant précipité, explosif et éraillé du haut d'un buisson ou au cours d'un modeste vol nuptial.

    La fauvette grisette recherche des endroits dégagés parsemés de buissons (prunelliers, aubépines, ronces ...) avec le plus souvent une strate herbacée abondante à proximité: talus herbeux, massifs d'orties, anciens prés de fauches, friches ... On ne la trouve donc pas dans les massifs forestiers, sauf parfois dans les coupes à blanc.

     

    La fauvette babillarde (Sylvia curruca) est la plus petite et la plus discrète de nos fauvettes. Sorte de réplique de la fauvette grisette, avec sa gorge blanche, elle s'en distingue essentiellement par l'absence de roux sur les ailes et par la présence d'un léger bandeau sombre barrant les yeux. La couleur dominante de son plumage est gris souris et sa gorge est blanche.

     

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    Photo: Didier Collin - www.oiseaux.net

    Même si elle est parfois de retour dès la mi-avril, c'est surtout à partir de début mai, lorsque les aubépines croulent sous les fleurs, que son chant se fait entendre: un rututututu accéléré et légèrement montant très caractéristique.

    La fauvette babillarde est vraiment la fauvette des gros buissons épineux. Elle apprécie tout particulièrement les bonnes grosses haies libres d'aubépines et les massifs de prunelliers. Les haies trop étroites, trop basses, trop taillées sont désertées.

    Cette espèce passent l'hiver entre le lac Tchad et l'Ethiopie, surtout au Soudan (Géroudet, 1998).

     

     

     

     

  • De belles stations de lathrées écailleuses (Lathraea squamaria) dans la vallée du Bocq et du Crupet.

    La lathrée écailleuse est présente cà et là dans nos forêts à humus doux, sur les versants en bordure des cours d'eau et dans les zones alluviales. C'est une plante herbacée non verte qui parasite, à l'aide de suçoirs, les racines de différents arbres et arbustes, notamment celles du noisetier (Corylus avellana), des ormes (Ulmus div. sp), de l'aulne glutineux (Alnus glutinosa) et, parfois aussi, celles des racines du lierre (Hedera helix).

     

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    Photo: Fr. Hela, Vallée du Crupet, 2 Avril 2011.

     

    Cette plante vivace à la tige presque entièrement souterraine couverte d'écailles blanchâtres est classée dans la Famille des Orobanchacées, mais certains auteurs la range plutôt dans celle des Scrophulariacées. En fait, des données récentes de la biologie moléculaire bouleversent considérablement la délimitation de cette dernière Famille et d'autres apparentées, comme les Orobanchacées. La question sera à reconsidérer dans l'avenir (Lambinon et al. 2004).

     

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    Photo: Fr. Hela, Yvoir (Vallée du Bocq), 12 Avril 2011.

     

    La lathrée écailleuse, espèce considérée comme rare dans le district mosan, fleurit de mars à mai. Elle aime l'ombre ou la demi-ombre, ainsi que des sols profonds et frais.

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    Photo: Fr. Hela, Yvoir (Vallée du Bocq), 12 Avril 2011.

     

     

  • Quatre lamiers actuellement en fleurs !

    Le lamier jaune (Lamium galeobdolon) aime des sols non ou peu acides et assez riches. Il affectionne particulièrement le bas de pente des forêts feuillues (colluvions). On le trouve aussi dans les coupes et lisières forestières, ainsi qu'aux pieds des haies où règne une certaine fraîcheur.

     

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    Photo: Fr. Hela, Yvoir (Tricointe), Avril 2011

     

    Le lamier blanc (Lamium album) est une espèce croissant de préférence sur des substrats riches en composés azotés. On peut le découvrir sur les talus, sous les haies, au bord des chemins et non loin des potagers.

     

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    Photo: Fr. Hela, Yvoir, Avril 2011.

     

    Le lamier pourpre (Lamium purpureum) fleurit dès la fin de l'hiver et jusqu'au mois de septembre. Il fréquente les cultures, surtout sarclées, le bord des chemins et les haies à proximité des habitations.

     

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    Photo: Fr. Hela, Yvoir, 22 Mars 2011.

     

    Le lamier maculé (Lamium maculatum) est beaucoup plus rare. Il faut le rechercher au bord de la Meuse et des rivières de notre région. Il aime les vallées, où il fleurit près des haies, sur des talus frais et dans les bois d'aulnes des zones alluvionnaires.

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    Photo: Fr. Hela, Godinne (vallée de la Meuse), 17 Avril 2011.

     

    Les lamiers sont souvent confondus avec l'ortie dioique (Urtica dioica), car les feuilles se ressemblent assez bien. C'est la raison pour laquelle, on donne parfois à ces plantes des noms vernaculaires qui prêtent à confusion: "ortie blanche", "ortie jaune", ... Pourtant les lamiers n'ont rien à voir avec les orties (Urticacées). Ceux-ci font partie de la Famille des Lamiacées dans laquelle on trouve notamment l'origan (Origanum vulgare), les sauges (Salvia sp.), les menthes (Mentha sp.), les thyms (Thymus sp.) ou encore les lavandes (Lavandula sp.). Une ortie ne donne jamais des fleurs à symétrie bilatérale comme celles que vous pouvez voir sur les photos de cette note ! S'arrêter devant une station de lamiers et regarder attentivement les fleurs est un ravissement pour les yeux. Si vous avez un jardin, consacrez leurs un coin, car les fleurs constituent une source non négligeable de nourriture pour diverses abeilles et bourdons. Qu'on se le dise !

     

     

     

     

     

     

  • Une rencontre avec le méloé, un Coléoptère original.

    Ce matin du 28 mars, sous l'action chauffante du soleil, le sol fume. Par cette belle journée qui s'annonce, plusieurs reines de bourdons, des abeilles solitaires et divers Diptères s'affairent autour d'un saule en fleurs. C'est un véritable ronronnement de bruissements d'ailes digne d'une journée d'été. Les pissenlits et les violettes odorantes fleurissent déjà. Au pied de la haie, des centaines de ficaires forment un tapis de corolles jaunes étoilées. Dans les hautes herbes, une grosse tête bleu foncé portant deux antennes renflées et coudées se faufile. Ah ! Voici une patte et une seconde qui amènent un thorax un peu plus étroit que la tête. La seconde paire de pattes passée, il y a un temps d'arrêt, ... Après quelques mouvements des antennes, l'insecte saisit sans empressement l'une des brindilles pour en commencer l'ascension. Il possède des élytres ! Mais, ceux-ci sont très courts, croisés à la base et baillés au sommet, laissant voir cinq à six segments abdominaux bleu métallique comme tout le reste du corps. Quel abdomen, cela n'en finit pas ! Est-ce un Coléoptère dont la brisure des antennes et les élytres atrophiées annonceraient un accident dans l'éclosion ? Pas le moins du monde, c'est une femelle de Meloe proscarabeus ou violaceus en parfait état.

     

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    Photo: Fr. Hela, Yvoir (Tricointe), le 28 Mars 2011.

     

    Pour l'examiner de plus près, je prends en main cette femelle de méloé, à la démarche apathique malgré sa grande taille (36 mm). Elle se roule sur elle-même et de ses articulations suinte un liquide orangé qui a la même odeur que celui sécrété par les coccinelles ou le "crache-sang" (Timarcha tenebricosa), grande chrysomèle bien connue déambulant à cette saison le long des chemins, où poussent les gaillets dont elle se nourrit.

     

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    Photo: Fr. Hela, Yvoir (Tricointe), le 28 Mars 2011.

     

    Original par sa forme, le méloé, Coléoptère que l'on rencontre peu souvent, est encore plus spécial de moeurs.

    Notre femelle cherche sans doute un mâle. Ses pattes et sa forte constitution ne lui permettent guère de parcourir de grandes distances. Elle ne s'écartera donc pas de l'endroit où elle a vu le jour. Lors de ses courtes pérégrinations, elle finira par s'accoupler avec un mâle qui lui sera inférieur par la taille et dont les élytres recouvriront un peu plus son abdomen.

    Une fois fécondée notre femelle va choisir pour pondre un endroit bien exposé au soleil où des abeilles solitaires établissent leurs galeries. Dans l'herbe, à proximité de fleurs printanières comme les pissenlits, elle creuse dans le sol quelques trous dans lesquels elle va déposer ses oeufs. Elle les recouvre ensuite d'un peu de terre. Au total, elle aura pondu trois à quatre mille oeufs ! Ces pontes se déroulent au printemps et les oeufs éclosent rapidement pour donner de minuscules larves jaunes pourvues de fortes griffes, les triongulins. Ces larves primaires grimpent alors sur les têtes des pissenlits ou d'autres fleurs printanières et attendent l'arrivée d'une abeille solitaire. Seul un petit nombre d'entre elles trouvent un hôte adéquat et les autres meurent. S'accrochant avec leurs pattes munies de griffes à la toison d'abeilles sauvages, les triongulins se font transporter jusqu'aux nids de celles-ci, où ils se laissent choir et cherchent un oeuf à manger. Ensuite, les larves de méloé se mettent  à dévorer les réserves de pollen et de nectar des abeilles. Après une série de mues, devenant de plus en plus semblables à un ver, avec un corps mou et des pattes réduites, les larves passent l'hiver en léthargie, sous forme de pseudo-chrysalide. 

     

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    Au printemps suivant, une nouvelle mue se réalise donnant un nouveau stade larvaire. Ensuite, après une courte nymphose, l'insecte parfait (l'imago) verra le jour en avril-mai.

     

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    Hypermétamorphose: les quatres stades dans le développement d'un Coléoptère Meloidae, d'après Fabre.

    A. Triongulin B. Larve secondaire C.Pseudo-chrysalide D. larve tertiaire

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

  • Les crapauds communs (Bufo bufo) sont dans les mares.

    Les crapauds communs sortent d'hibernation à la faveur d'un radoucissement des températures, généralement en mars dans notre région, parfois plus tôt selon les conditions climatiques locales. Ils se déplacent d'emblée vers leurs points d'eau de reproduction. Cette migration prénuptiale a lieu dès le coucher du soleil et pendant la nuit. Les déplacements migratoires peuvent se produire dès que la température est positive. Ceux-ci deviennent très importants lorsque la température atteint 5°C.

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    Photo: Fr. Hela, Evrehailles (Bauche), le 23 Mars 2011

    Lors de l'accouplement, le mâle saisit la femelle aux aisselles. Il peut déjà s'agripper à une femelle rencontrée pendant la migration prénuptiale: cette dernière transporte alors le mâle installé sur son dos jusqu'au lieu de ponte.

     

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    Photo: Fr. Hela, Houx-sur-Meuse, le 22 mars 2011.

    Le crapaud commun est connu comme étant fidèle au même lieu de ponte. Celui-ci est aussi, le plus souvent, son lieu de naissance.

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    Photo: Fr. Hela, Evrehailles (Bauche), le 23 Mars 2011.

    La reproduction se déroule rapidement, généralement en quelques jours. Une fois terminée, la plupart des animaux quittent l'eau aussitôt. Quelques mâles  peuvent toutefois s'y attarder.

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    Photo: Fr. Hela, Yvoir (Domaine d'Ahinvaux), le 21 Mars 2011.

    L'adulte rejoint alors ses quartiers d'été parfois distants de plus d'un kilomètre du lieu de reproduction. Des distances de 3 ou 4 km ont été observées ! Il est à présent exclusivement nocturne et terrestre. Il passe sa journée dans une cache pas trop sèche et sort la nuit à la recherche des divers invertébrés dont il se nourrit.

     

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    Photo: Fr. Hela, Yvoir (Domaine d'Ahinvaux), le 2 Avril 2011.

    Les oeufs sont pondus en deux cordons gélatineux parallèles, étirés entre les plantes aquatiques ou les branchages tombés dans l'eau. Ces cordons dépassent le mètre de longueur (souvent 2 à 3 mètres). Une ponte peut contenir 2000 à 10.000 oeufs !

     

     

     

     

     

  • Ils sont revenus au mois de mars, ...

    Pour certains passereaux, l'alternance des saisons provoque la raréfaction, voire la disparition, des ressources alimentaires. Dès lors, pour survivre, ils nous ont quitté fin de l'été et en automne. Ils se sont déplacés vers des lieux où la nourriture est abondante: ce sont des oiseaux migrateurs. L'hirondelle rustique (Hirundo rustica), par exemple, quitte l'Europe à la fin du mois d'août et au mois de septembre pour retrouver plus au sud sa nourriture favorite: les insectes volants ! Selon les régions, le nombre d'oiseaux migrateurs varie. Plus on va vers le nord, plus il est élevé.

    Depuis environ le 15 mars, certains passereaux réapparaissent après avoir hiverné dans des régions plus clémentes. L'hirondelle rustique est observée cette année, pour la première fois, le 18 mars à l'Airbois (Tricointe).

     

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    Photo: Didier Collin - www.oiseaux.net

     

    Au début de ce mois, quelques bergeronnettes grises (Motacilla alba) fréquentent à nouveau les prés où paissent ânes, moutons et chevaux.

     

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    Photo: Didier Collin - www.oiseaux.net

     

    Vers le 15 mars, les premiers pouillots véloces (Phylloscopus collybita) reviennent du sud de l'Europe et commnencent à chanter dans nos buissons.

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    Photo: Yvon Toupin - www.oiseaux.net

     

    Le matin du 16 mars, sur le faîte d'un toit à Yvoir, un mâle de rouge-queue noir (Phoenicurus ochruros) entonne son chant si familier.

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    Photo: René Dumoulin - www.oiseaux.net

     

    Vers le 20 mars, sur les plateaux où les cultures dominent, quelques linottes mélodieuses (Carduelis cannabina) glanent quelques insectes ou graines sur des chemins pierreux, entre les terres remuées. A mon arrivée, certaines se posent sur un arbuste épineux en émettant quelques sons discordants.

     

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    Photo: Yvon Toupin - www.oiseaux.net

     

    Arrivée de nuit vers le 25 mars, la fauvette à tête noire (Sylvia atricapilla) reprend contact avec ses bosquets familiers et les arbres des jardins, marquant ici et là sa présence par son gazouilli léger ou son couplet flûté clair et décidé.

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    Photo: Didier Collin - www.oiseaux.net