• Prodigieux de richesse, de vigueur et de variété, le chant du Rossignol philomèle (Luscinia megarhynchos) jaillit d'une haie vive...

    Célébré par les poètes, devenu un symbole lyrique, le rossignol incarne pour nous l'art du chant. Que de littérature (de la bonne et de la pire) n'a-t-on pas prodiguée sur le génie de cet oiseaux ! En oubliant résolument les effusions sentimentales qui nous éloignent de la vérité, ne considérons ici que la nature, et elle seule. Cependant, je suis chaque fois saisi par son incomparable virtuosité. Les nuances, les variations, l'étendue et la souplesse de la voix du rossignol me surprennent toujours.

     

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    Photo: René Dumoulin - www.oiseaux.net

    Ne pas entendre le rossignol est impossible, mais il n'est pas toujours aisé de l'observer, même lorsque sa voix éclate toute proche. Pourvu que le feuillage ne soit pas trop impénétrable et que l'on soit patient, on pourra parfois distinguer un oiseau, à peine plus grand qu'un moineau, à la queue rousse. Son plumage est brun roux uniforme sur le dos, tandis que le dessous est beaucoup plus pâle.

     

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    Photo: René Dumoulin - www.oiseaux.net

     

    Le rossignol philomèle passe sa vie à terre ou près de terre, sous le couvert des buissons dont il ne s'éloigne pas. Se déplaçant sur un territoire restreint, par bonds alertes, il fouille les feuilles mortes et autres débris végétaux à la recherche de petites proies (vers, larves diverses, chenilles, couvins de fourmis, ...) Se perchant sur les branches basses, il repère Coléoptères, Diptères et autres insectes. La vie qu'il mène ne l'oblige guère à voler que sur de courtes distances et à faible hauteur, quoique ses longues ailes indiquent un migrateur au long cours. Les quartiers d'hiver du rossignol philomèle s'étendent en Afrique tropicale au nord de l'équateur, de la Gambie au Haut-Soudan, par la Côte d'Ivoire, le Nigeria et le Cameroun. En mars, les migrateurs franchissent le Sahara et arrivent chez nous, en général, dans la deuxième quinzaine d'avril.

     

     

  • Splendides Coléoptères !

    Coléoptère remarquable par la beauté et l'éclat de son exosquelette de chitine, la Cétoine dorée (Cetonia aurata) apprécie les fleurs. Entre autres, celles des aubépines, des églantiers, du sorbier des oiseleurs, de la viorne obier et du sureau noir ont sa préférence. Cette année, elle est particulièrement abondante dans les jardins, les vergers et les clairières de bois de notre commune.

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    Photo: Fr. Hela, Godinne, Mai 2011.

     

    La larve, dont le cycle s'étend sur deux ans, se développe dans les matières végétales en décomposition: terreau des arbres creux, compost des jardins, fumier et déchets organiques accumulés dans les grandes fourmilières en dôme...

     

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    Photo: Fr. Hela, Yvoir, Mai 2011.

     

    Lors des journées chaudes de mai à août, la Trichie fasciée (Trichius fasciatus) visite jardins, prés et clairières, à la recherche de matières sucrées. Elle se pose sur diverses fleurs, notamment celles des marguerites, des Apiacées (Ombellifères) et des ronces, dont elle apprécie le nectar.

     

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    Photo: Fr. Hela, Yvoir, Mai 2011.

     

    Lors de journées plus fraîches ou nuageuses, cette petite cétoine s'enfonce plus avant dans les fleurs et reste immobile. Son revêtement pileux, léger sur les élytres mais très dense sur le thorax, lui donne l'allure d'un bourdon.

    La larve de ce Coléoptère vit deux ans et se nourrit de matières végétales en décomposition et, en particulier, du terreau des arbres creux. Pour se métamorphoser, elle se confectionne une coque dure avec des débris de bois agglomérés.

     

    Les Hannetons apparaissent aussi en mai et début juin. Le plus connu est, sans nulle doute, le Hanneton commun (Melolontha melolontha).

     

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    Photo: Fr. Hela, Yvoir, Mai 2011

    Long de 2 à 3 cm, le hanneton commun est recouvert de deux élytres brunes (ailes extérieures durcies) et a un "ventre" noir bordé de petits triangles blancs. Ses antennes se terminent par une superposition de lamelles.

    Les larves de cet insecte se développent sous la surface du sol durant trois ans. Après leur métamorphose, surgissent les adultes qui prendront leur envol au mois de mai. La vie de l'adulte est brève (entre une semaine et un mois). Son activité est crépusculaire et nocturne. Aussi, ces insectes, au vol lourd et maladroit, servent-il souvent de proies à la Chevêche d'Athéna (Athene noctua) ou aux chauves-souris (Grand murin Myotis myotis, sérotine commune Eptesicus serotinus, noctule Nyctalus noctula,...).

    Le hanneton des jardins (Phyllopertha horticola), beaucoup plus petit (environ 1 cm), apparaît lors des chaudes soirées de mai et de juin. Les femelles sont rapidement détectées et fécondées par les mâles qui volent très près du sol. La larve se développe sous terre durant deux ou trois ans avant de donner naissance à l'insecte parfait (imago).

     

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    Photo: Fr. Hela, Yvoir, 17 mai 2011.