Cynoglosse d'Allemagne (Cynoglossum germanicum)

  • Stations exceptionnelles de Cynoglosses d'Allemagne (Cynoglossum germanicum) dans la vallée du Bocq !

    Les découvertes floristiques depuis la fin du XIXème siècle et les comptes rendus de plusieurs excursions ont mis en évidence la richesse exceptionnelle du point de vue botanique de la vallée et, particulièrement, entre Spontin et Yvoir. Outre les Angiospermes, dont certains sont rares ou très rares pour notre territoire, de nombreuses espèces de Ptéridophytes (fougères principalement) et de Bryophytes (mousses et hépatiques) peuvent y être observées sur quelques kilomètres. En 2015, j'ai été revoir les stations très fournies de Cynoglosses d'Allemagne (Cynoglossum germanicum) que j'avais découvertes en 2010 et 2011. Celles-ci sont situées dans des propriétés privées, à cheval sur les communes d'Yvoir (Evrehailles, Bauche) et d'Assesse (Crupet). Ce sont les seuls peuplements de cette Boraginacée encore connus en Belgique (Fr. Hela et J. Saintenoy-Simon, 2012) !

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    Photo: Fr. Hela, Yvoir, Mai 2011

     

    Il me semble judicieux ici de conter les cirsconstances de cette découverte, ainsi que l'historique de la présence de la plante dans cette vallée. En août 2010, dans le cadre d'une prospection ornithologique avec autorisation, je parcourais la rive droite du Bocq et les bois avoisinants compris entre les Fonds d'Ahinvaux et la confluence Bocq/Crupet. Mon attention se portait alors sur de grandes rosettes de feuilles basiliaires d'un vert foncé luisant, en bordure d'un layon herbeux. Ne connaissant pas l'espèce, j'emportais une feuille pour l'examiner plus tard. Le soir même, je l'identifierai comme étant celle d'une Boraginacée et, plus précisément, celle de Cynoglossum germanicum ! 

    Cynoglossum germanicum (rosette de feuilles basiliaires) en lisière forestière, à proximité d'un layon limitant deux propriétés privées Evrehailles (Bauche) Août 2010 .jpg

    Photo: Fr. Hela, Yvoir, Août 2010

     

    Cette découverte importante m'incite le lendemain à retourner sur les lieux et je m'aperçois que ces plantes sont bien plus nombreuses que je ne le croyais. Plus de 50 rosettes de feuilles et des inflorescences séchées avec des akènes caractéristiques sont présentes en lisière de forêt et en bordure du layon !

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    Cynoglossum germanicum: Rosettes de feuilles basiliaires en nombre et akènes caractéristiques.

    Photos: Fr. Hela, Yvoir, Août 2010

     

    En mai 2011, je décide de photographier les plantes en fleurs et de parcourir tous les lieux avoisinants. Prospectant vers les Fonds d'Ahinvaux tout proches, je me rends compte que la station de Cynoglossum germanicum s'étend sur une largeur d'environ 60 mètres, dans le bois pâturé de temps en temps par des ânes, en bordure de la prairie dominant les Fonds. Là, je n'en crois pas mes yeux: plus de 200 pieds de cette Boraginacée rare, dont certains sont en pleine floraison, couvrent le sous-bois légèrement en pente ! En fait, je me trouve plus ou moins à 400 mètres de la station connue autrefois, au lieu-dit "Sur les Roches".

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    Photos: Fr. Hela, Yvoir, 16 Mai 2011

     

    En effet, François Crépin qui visita à diverses reprises la vallée du Bocq mentionne déjà Cynoglossum montanum (aujourd'hui C. germanicum), dans son "Manuel de la Flore de Belgique" (1889). Il y indique que cette plante croît dans des bois montueux sur calcaire entre Netinne et Heure, à Lives et Bauche (Evrehailles). Cette espèce a été observée de 1863 à 1923 dans la basse vallée du Bocq, au lieu-dit "Les Roches", sur un versant de calcaire Frasnien exposé au sud, dans une variante nitrophile de la chênaie-charmaie à primevères et y a été revue en 1977 par J. Duvigneaud (1978). Cette station était alors la seule encore connue en Belgique ! En 1980, une nouvelle localité sera découverte à quelques kilomètres de là, à Durnal. Cette fois, la plante pousse sur un éboulis instable de grès Famennien, exposé à l'est (J.Saintenoy-Simon, 1984), mais elle n'a plus été revue depuis.

    Cynoglossum germanicum est un hémicryptophyte (plante dont les bourgeons d'hiver se développent au niveau du  sol) bisannuel, de 30 à 90 cm de hauteur, fleurissant de mai à juillet. C'est une espèce des bois à humus riche et des coupes forestières (J. Lambinon et F. Verloove, 2012). Elle affectionne particulièrement les sols riches en bases (surtout sur calcaire). Les stations décrites ci-dessus se situent toutes sur le versant exposé au sud de la vallée du Bocq, sur calcaire Frasnien, faisant suite au Bois d'Anwé (dont une partie est sous le statut de forêt domaniale), situé plus haut et reposant sur les roches siliceuses de l'Emsien (grès et schistes rouges).

    Cynoglossum germanicum Yvoir Tricointe (Zone captage d'eau) 10-06-13 A.jpg

    Photo: Fr. Hela, Yvoir, 13 juin 2013

     

    Les plantes s'étendent principalement dans une chênaie-charmaie à primevère dégradée (variante nitrophile). La strate arborescente est composée de Chênes pédonculés (Quercus robur), de Frênes (Fraxinus excelsior), d'Erables sycomores (Acer pseudoplatanus), de Merisiers (Prunus avium) et de Bouleaux verruqueux (Betula pendula), d'Erables champêtres (Acer campestre), de Cornouillers sanguins (Cornus sanguinea), de Noisetiers (Corylus avellana), de Charmes (Carpinus betulus), de Sureaux noirs (Sambuscus nigra), d'Ormes champêtres (Ulmus minor), de Fusains d'Europe (Euonymus europaeus), d'Aubépines à un style (Crataegus monogyna) et de Prunelliers (Prunus spinosa). La strate herbacée indique le caractère nitrophile des lieux. La végétation est aussi celle des sols riches en humus et des endroits relativement frais et semi-ombragés. Notons la présence, entre autres, du Géranium herbe à Robert (Geranium robertianum), du Gaillet gratteron (Galium aparine), du Groseiller rouge (Ribes rubrum), de l'Ortie dioïque (Urtica dioica), du Gouet tacheté (Arum maculatum), du Lamier jaune (Lamium galeobdolon), de la Parisette à quatre feuilles (Paris quadrifolia), de l'Orchis de Fuchs (Dactylorhiza fuchsii), de l'Alliaire (Alliaria petiolata), du Lierre terrestre (Glechoma hederacea), de la Mercuriale vivace (Mercurialis perennis) et de l'Euphorbe des bois (Euphorbia amygdaloides), ...

    Paris quadrifolia Yvoir 23-04-14 A.JPG

    Dactylorhiza fuchsii Yvoir 31-5-11 A.jpg

    La présence sur les lieux de la Parisette à quatre feuilles (Paris quadrifolia) indique une forêt à humus doux et celle de l'Orchis de Fuchs (Dactylorhiza fuchsii) le caractère frais de la zone boisée, sur des substrats riches, souvent neutres ou basiques.

    Photos: Fr. Hela, Yvoir, Mai 2014

    Signalons que les stations de Cynoglosses d'Allemagne s'installent souvent dans les creux ou en bas des pentes boisées, là où s'accumulent les déchets végétaux de la litière (feuilles, brindilles, ...). Au lieu-dit "Sur les Roches", les plantes poussent en lisière ou dans la coupe forestière relativement récente, envahie notamment par le Brachypode des bois (Brachypodium sylvaticum). A. Noirfalise (1984) indique que, dans le Condroz, les coupes forestières dans la chênaie-charmaie sont colonisées très tôt par des espèces nitratophiles qui bénéficient de la minéralisation et de la nitrification rapides, suite à une mise brutale en lumière (Galeopsis tetrahit, Ortie dioïque - Urtica dioica, Bardane des bois - Arctium nemorosum, bientôt suivies par l'installation de Sureaux noirs (Sambucus nigra) et de recrus divers. Le développement spectaculaire de Cynoglossum germanicum dans la zone proche des Fonds d'Ahinvaux est probablement dû au fait que le sous-bois reçoit, de temps à autre, la visite d'un petit groupe d'ânes. Ceux-ci éliminent notamment les ronces et les arbustes épineux qui risquent, à long terme, d'étouffer la végétation herbacée.

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    Le sous-bois proche d'une prairie dominant les Fonds d'Ahinvaux (Yvoir), avec les rosettes de feuilles de Cynoglosses d'Allemagne. 

    Photo: Fr. Hela, Mai 2011

     

    La présence fréquente de mammifères sauvages dans le layon assez humide (sangliers, chevreuils, renards et blaireaux) pourrait aussi accentuer le caractère nitrophile de certaines zones et être bénéfique pour l'extension de la plante. Dans certaines régions montagneuses de France (400 à 1800 m), J.-C. Rameau et al. (1993) soulignent la présence de Cynoglossum germanicum dans les lisières enrichies en azote et à proximité de reposoirs d'animaux sauvages !

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    Les feuilles du Cynoglosse d'Allemagne sont luisantes et peu velues dessus, mais très poilues dessous, aux nervures secondaires nettement marquées.

    Photo: Fr. Hela, Yvoir, Mai 2011

     

    Pour conclure, il semble que toutes les conditions soient réunies pour le maintien et l'extension de cette plante rarissime dans cette zone, d'autant plus que les propriétaires de celle-ci sont conscients de l'importance de la découverte et très ouverts en ce qui concerne la protection des milieux naturels. Je tiens ici à les remercier chaleureusement !

    Références bibliographiqies

    Crépin F. : "Manuel de la Flore de Belgique" - Ed. Charles Desoer, Liège (cinquième édition), 1884

    De Sloover J.-L et Duvigneaud J. : "Les bryophytes de quelques sites de la basse vallée du Bocq (Province de Namur, Belgique)", in Natura Mosana 32, 2 - 1979

    Duvigneaud J.: "Vallée mosane à protéger : La basse vallée du Bocq (Nouvelle commune du grand Yvoir, Province de Namur) ", in Natura Mosana 31, 2 - 1978

    Hela Fr. : "Cynoglossum germanicum Jacq. dans la vallée du Bocq: nouvelles observations en 2010 et 2011" in Adoxa n°71, Avril 2012

    Lambinon J., F. Verloove et coll. : "Nouvelle flore de la Belgique, du Grand-Duché de Luxembourg, du Nord de la France et des Régions voisines (Ptéridophytes et Spermatophytes) " Sixième édition - Meise (B) - Editions du Patrimoine du Jardin botanique national de Belgique, 2012

    Noirfalise A. : "Forêts et stations forestières en Belgique" - Ed. Presses agronomiques de Gembloux, 1984

    Rameau J.-C. et al. : "Flore forestière (Guide écologique illustré) 2 Montagnes " Institut pour le Développement forestier, Paris, 1993

    Saintenoy-Simon J. : "Cynoglossum germanicum Jacq. dans la basse vallée du Bocq " in Dumortiera 29-30, 1984

    Saintenoy-Simon J. et coll. : "Premières listes des espèces rares, menacées et protégées de la Région Wallonne (Ptéridophytes et Spermatophytes) " Version 1 (07/03/2006). Revu en 2010 - voir http://biodiversité.wallonie.be/espèces/ecologie/plantes/listerouge/

     

     

     

     

     

     

     

     

     

  • Les pérégrinations d'une Cynoglosse officinale (Cynoglossum officinale).

    Fin juin 2009, je me trouve sur le quai de la voie 6, en gare de Namur. J'attends le train pour Dinant. Un végétal, en bord de voie, m'attire. Là, à la limite du quai couvert et de sa continuation à ciel ouvert, une grande plante en fleurs (au moins 90 cm de hauteur), un peu grisâtre, croît dans le ballast composé de grosses pierres concassées. Une Cynoglosse officinale !

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    Photo: Fr. Hela, Yvoir, Juin 2010.

     

    Comment cette plante peut-elle pousser dans un endroit pareil ? Elle n'a aucunes chances de perdurer. Il faut que je trouve une solution. Après m'être assuré qu'aucuns trains n'étaient en vue, je m'agenouille sur le bord du quai. Je prends la plante en son milieu et exerce une traction lente et progressive vers le haut, en priant qu'elle ne casse pas en deux. Au bout de quelques instants, je parviens à l'extraire entièrement, racine comprise. La température du jour étant assez élevée, ma plante, aux racines nues et ayant subi un stress important, risque de ne pas survivre. Fort heureusement, une dame, intriguée par mon comportement, s'approche. Je lui conte l'aventure et lui explique qu'il me faudrait un grand sac en plastique et de l'eau pour pouvoir maintenir en vie la cynoglosse, avant de la replanter chez moi. Qu'à cela ne tienne ! La dame, pleine d'admiration et d'intérêt, me fournit non seulement un sac adéquat, mais aussi sa bouteille d'eau minérale qu'elle venait d'acheter. La cynoglosse officinale est momentanément hors de danger !

    Arrivé chez moi, à Yvoir, je creuse immédiatement un trou dans un parterre caillouteux, bien exposé, où de nombreuses plantes sauvages, sauvées par mes soins, sont en pleine forme. Après avoir ajouté au sol quelques poignées de terreau et de l'eau, je transplante cette énorme cynoglosse en fleurs, avec délicatesse. Pour la stabiliser, j'installe un tuteur et, finalement, je m'en remets à sa capacité de reprendre des forces. Les premiers jours qui suivent furent assez durs pour la plante, mais j'avais bon espoir. Le cinquième jour, elle s'est redressée et ses fleurs aux corolles brun rouge à violet purpurin, bien ouvertes, accueillent déjà quelques bourdons.

     

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    Photo: Fr. Hela, Yvoir, 28 mai 2011.

     

    A la fin de la belle saison, ses fruits secs, appelés akènes, arrivent à maturité. La génération future est assurée ! Mais, sachant ma plante bisannuelle, je ne dois pas, en principe, m'attendre à observer d'autres plantes en fleurs, à la fin du printemps suivant. Par contre, en 2010, je trouverai sûrement, dans mon parterre, quelques rosettes de feuilles basiliaires. Ce fut le cas. Quatre rosettes robustes, aux feuilles pubescentes sur les deux faces et atteignant 30 cm de longueur, persisteront en hiver 2010-2011.

     

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    Photo: Fr. Hela, Yvoir, Mai 2010.

     

    De mai à juillet 2011, j'ai eu le grand plaisir d'admirer quatre grandes et magnifiques cynoglosses officinales en fleurs, visitées continuellement par de nombreux Hyménoptères. La plante de la gare de namur a survécu et, de plus, la génération suivante est bien présente au Redeau, à Yvoir !

     

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    Photo: Fr. Hela, Yvoir, Juin 2011.

     

    Cette aventure mérite quelques réflexions et commentaires concernant la Cynoglosse officinale. Sa présence en gare de Namur, en ce lieu hostile et insolite, peut-être expliquée de la manière suivante. Sachant la cynoglosse bisannuelle, on peut supposer qu'une graine contenue dans un akène (fruit sec indéhiscent) a germé et donné naissance, en 2008, à une rosette de feuilles. Dans ce substrat composé de gros graviers, celle-ci, étonnamment, n'a pas subi une destruction par l'épandage d'herbicides, par des travaux fréquents entrepris pour entretenir la voie ou par d'autres activités. Les akènes de la cynoglosse officinale, munis densément d'épines terminées en hameçon, s'accrochent aux poils des animaux, mais également aux chaussures, chaussettes ou vêtements de voyageurs qui se sont balladés en un endroit où la plante en graines étaient présentes. On ne peut s'empêcher d'y voir une explication plausible concernant l'apparition de cette plante dans ce lieu inattendu.

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    Akènes non mûrs de la cynoglosse officinale.

    Photo: Fr. Hela, Yvoir, Juin 2011.

     

    En 2009, année de sa découverte à Namur, la plante mesurait presque un mètre de hauteur et était en pleine floraison. Là aussi, il est surprenant de constater qu'elle n'a pas été arrachée ou écrasée par des trains en passage.

    La cynoglosse officinale fait partie de la famille des Boraginacées, comme, entre autres, la bourrache (Borago officinalis), la vipérine (Echium vulgare), la grande consoude (Symphytum officinale) ou les pulmonaires (Pulmonaria sp.). Elle présente une pubescence marquée assez molle et son inflorescence est composée de cymes unipares, d'abord enroulées en crosse ou en queue de scorpion. La plante a été observée dans des friches, dans les dunes, aux bords de chemins, dans le ballast de voies ferrées, sur des vieux murs et sur des déblais de carrières. C'est une espèce thermophile, végétant exclusivement sur des substrats contenant du calcaire et un peu nitrophile. Elle est répandue au littoral. Dans le Westhoek (De Panne), je l'ai observée maintes fois dans les zones bien ensoleillées des dunes riches en calcaire et en composés azotés, au milieu des fourrés épineux et denses dans lesquels les argousiers (Hippophae rhamnoides) dominent. Elle est parfois présente dans les dunes mobiles et est fréquente dans les friches des alentours.

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    Photo: Fr. Hela, De Panne, 21 Juin 2011.

     

    Dans le Condroz, la cynoglosse officinale semble assez rare. Personnellement, je ne l'ai rencontrée qu'à Modave. Il n'est pas impossible qu'elle soit présente dans notre région. Une prospection dans les milieux calcaires et bien exposés de la commune d'Yvoir est prévue dans les prochaines années. Cynoglosse signifie, en grec, "langue de chien" et évoque la forme et le toucher râpeux des feuilles de la cynoglosse d'Allemagne (Cynoglossum germanicum), espèce rare, qui fera bientôt l'objet d'une note particulière sur ce site*. 

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    La cynoglosse d'Allemagne, espèce rare des bois à humus riche et des coupes forestières.

    Photo: Fr. Hela, Yvoir, 7 Mai 2011.

     

    * Une très belle station de Cynoglossum germanicum a été récemment redécouverte, à la limite des communes d'Yvoir et d'Assesse.