Orchis de Fuchs (Dactylorhiza fuchsii)

  • La Prairie de fauche d'Anway, à Tricointe (Yvoir), une parcelle d'un grand intérêt botanique et entomologique, à sauvegarder et à gérer !

    " La biodiversité n'est pas seulement menacée en Amazonie, elle l'est aussi en Wallonie. "

    Voilà ce que disaient, en 1999, A. Peeters et F. Janssens, dans l'introduction d'une brochure technique de la Région wallonne (DGRNE) à propos des talus et prés fleuris ! Il suffit de regarder les grandes plaines cultivées pour s'en convaincre. Même les prairies qui comprenaient souvent 50 espèces herbacées sur un are au milieu du XXème siècle, n'en comptent plus que 10 à 20 aujourd'hui, nous disaient encore ces auteurs. Pourtant, ces prairies fleuries sont recensées, sous nos latitudes, parmi les milieux offrant le plus de diversité botanique et faunistique ! En forte régression chez nous, il existe cependant encore des espaces de ce type sur le territoire de notre commune.

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    Prairie de fauche à Tricointe

    Photo: Fr. Hela, Yvoir, 14 Mai 2014

    Ces zones peuvent assurer une fonction importante dans le cadre du réseau écologique. Elles constituent des habitats essentiels pour la faune et la flore. Elles favorisent aussi la diffusion des espèces dans le territoire. Depuis 2013, mon attention s'est portée sur une parcelle fort intéressante située à Tricointe (Yvoir), d'une superficie d'environ 30 ares, vestige de pratiques de fauchage d'antan. Cette prairie de fauche, située entre la Ferme d'Anway et la lisière de la Forêt domaniale englobant le Bois d'Anway, s'est avérée être d'une grande richesse botanique et entomologique !

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    L'Orchis pyramidal (Anacamptis pyramidalis), Orchidacée faisant partie des Associations végétales de pelouses mésophiles, non fertilisées, sur sols calcarifères, peu à moyennement profonds, moyennement humides à assez secs et faiblement acides à neutres (espèce végétale protégée, en Annexe A - Arrêté royal du 16 février 1976- Moniteur belge du 24 mars 1976).

    Photo: Fr. Hela, Yvoir (Tricointe: Prairie de fauche d'Anway), 20 Juin 2015

     

    La découverte, notamment, de papillons devenus rares dans notre région et d'Orchidacées des milieux ouverts, m'a incité à réaliser, avec l'aide de nombreux bénévoles, quatre journées de gestion, fin septembre 2014 et mi-décembre 2015. Le travail consistait à éliminer les essences ligneuses envahissant la partie centrale de la prairie (frênes et prunelliers surtout), au fauchage de la parcelle et à l'exportation du produit de celui-ci, afin de maintenir cet espace ouvert et son caractère mésotrophe (moyennement riche en éléments nutritifs utilisables, surtout l'azote et le phosphore). A la fin de la belle saison, une gestion adaptée une fois l'an permettra de maintenir et de diversifier le couvert herbacé par la fauche et le retrait de la masse végétale coupée. Cette prairie gérée, pour peu qu'aucun engrais ou déchets organiques n'y soient apportés, se maintiendra indéfiniment. Son entretien permettra aussi d'augmenter l'aspect esthétique de ce beau coin de notre commune qu'est Tricointe, tout en protégeant l'environnement.

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    La partie basse de la prairie de fauche en fin de journée 9-12-15 A.JPG

    En haut: la parcelle fin juillet 2015

    En bas: la parcelle après gestion mi-décembre 2015

    Photos: Fr. Hela, Yvoir (Tricointe - Prairie de fauche d'Anway)

     

    Moyennement pentue et bien exposée au sud-est, la prairie de fauche d'Anway, à Tricointe, présente une graduation du taux d'humidité du haut vers le bas. Dans la partie supérieure, en contrebas d'une autre grande prairie bordée par des massifs forestiers, on peut noter la présence de l'Angélique sauvage (Angelica sylvestris), du Cirse des marais (Cirsium palustre) et du Jonc épars (Juncus effusus). Ce sont des espèces hygrophiles et héliophiles des prairies humides et marais. Cette zone plus humide reçoit probablement un apport d'eau de ruissellements dans le sous-sol, surtout par temps de pluies. Ce phénomène peut se voir aussi dans le bas de la grande prairie dominant le site.

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    L'Angélique sauvage (Angelica sylvestris) indique un taux franchement humide de la zone supérieure de la prairie de fauche.

    Photo: Fr. Hela, Yvoir (Tricointe), 29 Juillet 2013

     

    Le sol, pas trop acide, semble aussi plus riche en élément nutritifs avec, notamment, la présence de la Berce (Heracleum sphondylium), voire carrément eutrophe, là ou croît la Tanaisie (Tanacetum vulgare), espèce nitrophile et héliophile.

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    Inflorescence de la Berce (Heracleum sphondylium), une espèce plutôt nitrophile

    Photo: Fr. Hela, Yvoir, Juillet 2015

     

    En nous dirigeant vers le bas de pente, on constate que la prairie de fauche devient moyennement sèche (mésophile), gardant un caractère riche en éléments nutritifs utilisables (surtout l'azote et le phosphore), mais dans une moindre mesure. Cette zone est couverte principalement par le Fromental (Arrhenatherum  elatius), Graminée (Poacée) qui exprime, dans nos régions, une nette préférence pour les sols oligo-mésotrophes. On y trouve aussi des espèces des prairies mésophiles fauchées ou pâturées comme l'Achillée millefeuille (Achillea millefolium), la Cardamine des prés (Cardamine pratensis), le Céraiste commun (Cerastium fontanum), le Plantain lancéolé (Plantago lanceolata), le Pâturin des prés (Poa pratensis), la Grande marguerite (Leucanthemum vulgare), la Vesce à épis (Vicia cracca), la Centaurée jacée (Centaurea jacea s.l.), le Gaillet mollugine (Galium mollugo), la Campanule raiponce (Campanula rapunculus), ...

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    La Centaurée jacée (Centaurea jacea s.l.), une espèce des prairies moyennement sèche.

    Photo: Fr. Hela, Yvoir (Tricointe), 20 Juin 2015

     

    La dernière partie basse de la prairie présente un intérêt floristique indéniable. On y trouve des espèces de pelouses mésophiles, non fertilisées, sur sols assez secs et faiblement acides à neutres: l'Orchis pyramidal (Anacamptis pyramidalis), la Laîche glauque (Carex flacca), le Céraiste des champs (Cerastium arvensis), la Luzerne lupuline (Medicago lupulina), le Gaillet jaune (Galium verum), la Knautie des champs (Knautia arvensis), le Léontodon hispide (Leontodon hispidus), le Lotier corniculé (Lotus corniculatus), le Petit boucage (Pimpinella saxifraga), la Petite pimprenelle (Sanguisorba minor), l'Erythrée petite centaurée (Centaurium erythraea), la Carotte sauvage (Daucus carota), de nombreux Ophrys abeilles (Ophrys apifera), ... En lisière, l'Orchis de Fuchs (Dactylorhiza fuchsii) est apparu en 2015 (quatre plantes en fleurs).

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    La Gaillet jaune (Galium verum), une espèce des pelouses sèches

    Photo: Fr. Hela, Yvoir (Tricointe), 3 Juillet 2014

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    L'Orchis de Fuchs (Dactylorhiza fuchsii), Orchidacée des forêts fraîches, mais aussi des pelouses mésophiles

    Photo: Fr. Hela, Yvoir (Tricointe), 9 Juin 2015

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    L'Ophrys abeille (Ophrys apifera) présent en nombre dans la partie basse de la prairie de fauche

    Photo: Fr. Hela, Yvoir (Tricointe), 10 Juin 2015

     

    La prairie de fauche d'Anway est un petit joyau naturel qu'il faut géré afin de diversifié le tapis végétal existant. De nouvelles espèces de milieux ouverts pourront ainsi progressivement réapparaître dans les prochaines années. Je tiens à remercier ici les différentes personnes habitant Yvoir et ailleurs dans la région pour leur participation à la gestion annuelle.

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    La Prairie de fauche d'Anway: situation (la zone est encadrée de noir, au-dessus de la Ferme d'Anway)

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    Deux petits panneaux expliquent succinctement l'action et invitent les promeneurs à rester sur le chemin de gauche, à ne pas piétiner la zone, à ne pas laisser vaquer leurs animaux de compagnie et à respecter le travail effectuer par de nombreux bénévoles !

     

     

     

  • Stations exceptionnelles de Cynoglosses d'Allemagne (Cynoglossum germanicum) dans la vallée du Bocq !

    Les découvertes floristiques depuis la fin du XIXème siècle et les comptes rendus de plusieurs excursions ont mis en évidence la richesse exceptionnelle du point de vue botanique de la vallée et, particulièrement, entre Spontin et Yvoir. Outre les Angiospermes, dont certains sont rares ou très rares pour notre territoire, de nombreuses espèces de Ptéridophytes (fougères principalement) et de Bryophytes (mousses et hépatiques) peuvent y être observées sur quelques kilomètres. En 2015, j'ai été revoir les stations très fournies de Cynoglosses d'Allemagne (Cynoglossum germanicum) que j'avais découvertes en 2010 et 2011. Celles-ci sont situées dans des propriétés privées, à cheval sur les communes d'Yvoir (Evrehailles, Bauche) et d'Assesse (Crupet). Ce sont les seuls peuplements de cette Boraginacée encore connus en Belgique (Fr. Hela et J. Saintenoy-Simon, 2012) !

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    Photo: Fr. Hela, Yvoir, Mai 2011

     

    Il me semble judicieux ici de conter les cirsconstances de cette découverte, ainsi que l'historique de la présence de la plante dans cette vallée. En août 2010, dans le cadre d'une prospection ornithologique avec autorisation, je parcourais la rive droite du Bocq et les bois avoisinants compris entre les Fonds d'Ahinvaux et la confluence Bocq/Crupet. Mon attention se portait alors sur de grandes rosettes de feuilles basiliaires d'un vert foncé luisant, en bordure d'un layon herbeux. Ne connaissant pas l'espèce, j'emportais une feuille pour l'examiner plus tard. Le soir même, je l'identifierai comme étant celle d'une Boraginacée et, plus précisément, celle de Cynoglossum germanicum ! 

    Cynoglossum germanicum (rosette de feuilles basiliaires) en lisière forestière, à proximité d'un layon limitant deux propriétés privées Evrehailles (Bauche) Août 2010 .jpg

    Photo: Fr. Hela, Yvoir, Août 2010

     

    Cette découverte importante m'incite le lendemain à retourner sur les lieux et je m'aperçois que ces plantes sont bien plus nombreuses que je ne le croyais. Plus de 50 rosettes de feuilles et des inflorescences séchées avec des akènes caractéristiques sont présentes en lisière de forêt et en bordure du layon !

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    Cynoglossum germanicum: Rosettes de feuilles basiliaires en nombre et akènes caractéristiques.

    Photos: Fr. Hela, Yvoir, Août 2010

     

    En mai 2011, je décide de photographier les plantes en fleurs et de parcourir tous les lieux avoisinants. Prospectant vers les Fonds d'Ahinvaux tout proches, je me rends compte que la station de Cynoglossum germanicum s'étend sur une largeur d'environ 60 mètres, dans le bois pâturé de temps en temps par des ânes, en bordure de la prairie dominant les Fonds. Là, je n'en crois pas mes yeux: plus de 200 pieds de cette Boraginacée rare, dont certains sont en pleine floraison, couvrent le sous-bois légèrement en pente ! En fait, je me trouve plus ou moins à 400 mètres de la station connue autrefois, au lieu-dit "Sur les Roches".

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    Photos: Fr. Hela, Yvoir, 16 Mai 2011

     

    En effet, François Crépin qui visita à diverses reprises la vallée du Bocq mentionne déjà Cynoglossum montanum (aujourd'hui C. germanicum), dans son "Manuel de la Flore de Belgique" (1889). Il y indique que cette plante croît dans des bois montueux sur calcaire entre Netinne et Heure, à Lives et Bauche (Evrehailles). Cette espèce a été observée de 1863 à 1923 dans la basse vallée du Bocq, au lieu-dit "Les Roches", sur un versant de calcaire Frasnien exposé au sud, dans une variante nitrophile de la chênaie-charmaie à primevères et y a été revue en 1977 par J. Duvigneaud (1978). Cette station était alors la seule encore connue en Belgique ! En 1980, une nouvelle localité sera découverte à quelques kilomètres de là, à Durnal. Cette fois, la plante pousse sur un éboulis instable de grès Famennien, exposé à l'est (J.Saintenoy-Simon, 1984), mais elle n'a plus été revue depuis.

    Cynoglossum germanicum est un hémicryptophyte (plante dont les bourgeons d'hiver se développent au niveau du  sol) bisannuel, de 30 à 90 cm de hauteur, fleurissant de mai à juillet. C'est une espèce des bois à humus riche et des coupes forestières (J. Lambinon et F. Verloove, 2012). Elle affectionne particulièrement les sols riches en bases (surtout sur calcaire). Les stations décrites ci-dessus se situent toutes sur le versant exposé au sud de la vallée du Bocq, sur calcaire Frasnien, faisant suite au Bois d'Anwé (dont une partie est sous le statut de forêt domaniale), situé plus haut et reposant sur les roches siliceuses de l'Emsien (grès et schistes rouges).

    Cynoglossum germanicum Yvoir Tricointe (Zone captage d'eau) 10-06-13 A.jpg

    Photo: Fr. Hela, Yvoir, 13 juin 2013

     

    Les plantes s'étendent principalement dans une chênaie-charmaie à primevère dégradée (variante nitrophile). La strate arborescente est composée de Chênes pédonculés (Quercus robur), de Frênes (Fraxinus excelsior), d'Erables sycomores (Acer pseudoplatanus), de Merisiers (Prunus avium) et de Bouleaux verruqueux (Betula pendula), d'Erables champêtres (Acer campestre), de Cornouillers sanguins (Cornus sanguinea), de Noisetiers (Corylus avellana), de Charmes (Carpinus betulus), de Sureaux noirs (Sambuscus nigra), d'Ormes champêtres (Ulmus minor), de Fusains d'Europe (Euonymus europaeus), d'Aubépines à un style (Crataegus monogyna) et de Prunelliers (Prunus spinosa). La strate herbacée indique le caractère nitrophile des lieux. La végétation est aussi celle des sols riches en humus et des endroits relativement frais et semi-ombragés. Notons la présence, entre autres, du Géranium herbe à Robert (Geranium robertianum), du Gaillet gratteron (Galium aparine), du Groseiller rouge (Ribes rubrum), de l'Ortie dioïque (Urtica dioica), du Gouet tacheté (Arum maculatum), du Lamier jaune (Lamium galeobdolon), de la Parisette à quatre feuilles (Paris quadrifolia), de l'Orchis de Fuchs (Dactylorhiza fuchsii), de l'Alliaire (Alliaria petiolata), du Lierre terrestre (Glechoma hederacea), de la Mercuriale vivace (Mercurialis perennis) et de l'Euphorbe des bois (Euphorbia amygdaloides), ...

    Paris quadrifolia Yvoir 23-04-14 A.JPG

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    La présence sur les lieux de la Parisette à quatre feuilles (Paris quadrifolia) indique une forêt à humus doux et celle de l'Orchis de Fuchs (Dactylorhiza fuchsii) le caractère frais de la zone boisée, sur des substrats riches, souvent neutres ou basiques.

    Photos: Fr. Hela, Yvoir, Mai 2014

    Signalons que les stations de Cynoglosses d'Allemagne s'installent souvent dans les creux ou en bas des pentes boisées, là où s'accumulent les déchets végétaux de la litière (feuilles, brindilles, ...). Au lieu-dit "Sur les Roches", les plantes poussent en lisière ou dans la coupe forestière relativement récente, envahie notamment par le Brachypode des bois (Brachypodium sylvaticum). A. Noirfalise (1984) indique que, dans le Condroz, les coupes forestières dans la chênaie-charmaie sont colonisées très tôt par des espèces nitratophiles qui bénéficient de la minéralisation et de la nitrification rapides, suite à une mise brutale en lumière (Galeopsis tetrahit, Ortie dioïque - Urtica dioica, Bardane des bois - Arctium nemorosum, bientôt suivies par l'installation de Sureaux noirs (Sambucus nigra) et de recrus divers. Le développement spectaculaire de Cynoglossum germanicum dans la zone proche des Fonds d'Ahinvaux est probablement dû au fait que le sous-bois reçoit, de temps à autre, la visite d'un petit groupe d'ânes. Ceux-ci éliminent notamment les ronces et les arbustes épineux qui risquent, à long terme, d'étouffer la végétation herbacée.

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    Le sous-bois proche d'une prairie dominant les Fonds d'Ahinvaux (Yvoir), avec les rosettes de feuilles de Cynoglosses d'Allemagne. 

    Photo: Fr. Hela, Mai 2011

     

    La présence fréquente de mammifères sauvages dans le layon assez humide (sangliers, chevreuils, renards et blaireaux) pourrait aussi accentuer le caractère nitrophile de certaines zones et être bénéfique pour l'extension de la plante. Dans certaines régions montagneuses de France (400 à 1800 m), J.-C. Rameau et al. (1993) soulignent la présence de Cynoglossum germanicum dans les lisières enrichies en azote et à proximité de reposoirs d'animaux sauvages !

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    Les feuilles du Cynoglosse d'Allemagne sont luisantes et peu velues dessus, mais très poilues dessous, aux nervures secondaires nettement marquées.

    Photo: Fr. Hela, Yvoir, Mai 2011

     

    Pour conclure, il semble que toutes les conditions soient réunies pour le maintien et l'extension de cette plante rarissime dans cette zone, d'autant plus que les propriétaires de celle-ci sont conscients de l'importance de la découverte et très ouverts en ce qui concerne la protection des milieux naturels. Je tiens ici à les remercier chaleureusement !

    Références bibliographiqies

    Crépin F. : "Manuel de la Flore de Belgique" - Ed. Charles Desoer, Liège (cinquième édition), 1884

    De Sloover J.-L et Duvigneaud J. : "Les bryophytes de quelques sites de la basse vallée du Bocq (Province de Namur, Belgique)", in Natura Mosana 32, 2 - 1979

    Duvigneaud J.: "Vallée mosane à protéger : La basse vallée du Bocq (Nouvelle commune du grand Yvoir, Province de Namur) ", in Natura Mosana 31, 2 - 1978

    Hela Fr. : "Cynoglossum germanicum Jacq. dans la vallée du Bocq: nouvelles observations en 2010 et 2011" in Adoxa n°71, Avril 2012

    Lambinon J., F. Verloove et coll. : "Nouvelle flore de la Belgique, du Grand-Duché de Luxembourg, du Nord de la France et des Régions voisines (Ptéridophytes et Spermatophytes) " Sixième édition - Meise (B) - Editions du Patrimoine du Jardin botanique national de Belgique, 2012

    Noirfalise A. : "Forêts et stations forestières en Belgique" - Ed. Presses agronomiques de Gembloux, 1984

    Rameau J.-C. et al. : "Flore forestière (Guide écologique illustré) 2 Montagnes " Institut pour le Développement forestier, Paris, 1993

    Saintenoy-Simon J. : "Cynoglossum germanicum Jacq. dans la basse vallée du Bocq " in Dumortiera 29-30, 1984

    Saintenoy-Simon J. et coll. : "Premières listes des espèces rares, menacées et protégées de la Région Wallonne (Ptéridophytes et Spermatophytes) " Version 1 (07/03/2006). Revu en 2010 - voir http://biodiversité.wallonie.be/espèces/ecologie/plantes/listerouge/