Fauvette à tête noire (Sylvia atricapilla)

  • Nos quatre fauvettes sont revenues et chantent à tue-tête.

    La fauvette à tête noire (Sylvia atricapilla)  n'a pas une tête entièrement noire, mais seulement une petite calotte noire, du moins chez le mâle.

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    Photo: Didier Collin - www.oiseaux.net

    La femelle et les jeunes de l'année portent une calotte rousse.

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    Photo: Yvon Toupin - www.oiseaux.net

     

    Il s'agit de la première fauvette à nous revenir au printemps. Souvent dès mi-mars, les premiers chants retentissent. Le chant de la fauvette à tête noire est sonore, riche et assez long. Il se termine par un crescendo flûté magnifique.

    Cette fauvette affectionne les milieux relativement bien fournis en arbres (bois, bosquets, orées forestières, jardins arborés, parcs ...) pour autant que subsistent au sol des massifs de ronces ou autres petits buissons dans lesquels elle installe son nid.

     

    La fauvette des jardins (Sylvia borin) recherche une végétation buissonnante touffue en  forêt ou dans les bocages. Le long des lisières forestières, elle cohabite souvent avec la fauvette à tête noire. La caractéristique principale de cette fauvette est l'absence de trait marquant: l'oiseau est entièrement brunâtre presque uniforme, sauf le dessous qui est plus clair. L'observateur attentif notera aussi les côtés du cou grisés, tranchant à peine sur le reste du plumage brun.

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    Photo: René Dumoulin - www.oiseaux.net

    Si l'apparence de l'oiseau est anodine, il vous charmera, par contre, par son chant mélodieux. Ses longues phrases, pleines et volubiles, se succèdent sur un rythme égal, sans trêve, pendant des heures.

    Les quartiers d'hiver de la fauvette des jardins s'étendent sur l'Afrique tropicale et méridionale, atteignant au sud le Natal et le Damaraland (Géroudet, 1998). Au printemps, les premières fauvettes arrivent chez nous vers la mi-avril, mais la plupart s'installent pendant la première quinzaine de mai.

     

    Les fauvettes grisettes (Sylvia communis) d'Europe occidentale hivernent dans les savanes d'Afrique tropicale, de la bordure méridionale du Sahara au Damaraland et au Zimbabwe (Géroudet, 1998). Le qualificatif qui est attribué à cette espèce n'est pas des plus judicieux. Ce qui la caractérise le mieux, c'est en effet la couleur rousse d'une partie de ses ailes. L'appeler "Fauvette à ailes rousses" aurait probablement facilité le travail des ornithologues débutants. D'autres critères permettent une identification certaine: une gorge bien blanche et une queue plutôt longue aux rectrices externes en partie blanches. En outre, chez le mâle, la tête grise contraste avec le dos brun.

     

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    Photo: Didier Collin - www.oiseaux.net

    C'est dans la deuxième quinzaine d'avril que les mâles se cantonnent et émettent alors un chant précipité, explosif et éraillé du haut d'un buisson ou au cours d'un modeste vol nuptial.

    La fauvette grisette recherche des endroits dégagés parsemés de buissons (prunelliers, aubépines, ronces ...) avec le plus souvent une strate herbacée abondante à proximité: talus herbeux, massifs d'orties, anciens prés de fauches, friches ... On ne la trouve donc pas dans les massifs forestiers, sauf parfois dans les coupes à blanc.

     

    La fauvette babillarde (Sylvia curruca) est la plus petite et la plus discrète de nos fauvettes. Sorte de réplique de la fauvette grisette, avec sa gorge blanche, elle s'en distingue essentiellement par l'absence de roux sur les ailes et par la présence d'un léger bandeau sombre barrant les yeux. La couleur dominante de son plumage est gris souris et sa gorge est blanche.

     

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    Photo: Didier Collin - www.oiseaux.net

    Même si elle est parfois de retour dès la mi-avril, c'est surtout à partir de début mai, lorsque les aubépines croulent sous les fleurs, que son chant se fait entendre: un rututututu accéléré et légèrement montant très caractéristique.

    La fauvette babillarde est vraiment la fauvette des gros buissons épineux. Elle apprécie tout particulièrement les bonnes grosses haies libres d'aubépines et les massifs de prunelliers. Les haies trop étroites, trop basses, trop taillées sont désertées.

    Cette espèce passent l'hiver entre le lac Tchad et l'Ethiopie, surtout au Soudan (Géroudet, 1998).

     

     

     

     

  • Ils sont revenus au mois de mars, ...

    Pour certains passereaux, l'alternance des saisons provoque la raréfaction, voire la disparition, des ressources alimentaires. Dès lors, pour survivre, ils nous ont quitté fin de l'été et en automne. Ils se sont déplacés vers des lieux où la nourriture est abondante: ce sont des oiseaux migrateurs. L'hirondelle rustique (Hirundo rustica), par exemple, quitte l'Europe à la fin du mois d'août et au mois de septembre pour retrouver plus au sud sa nourriture favorite: les insectes volants ! Selon les régions, le nombre d'oiseaux migrateurs varie. Plus on va vers le nord, plus il est élevé.

    Depuis environ le 15 mars, certains passereaux réapparaissent après avoir hiverné dans des régions plus clémentes. L'hirondelle rustique est observée cette année, pour la première fois, le 18 mars à l'Airbois (Tricointe).

     

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    Photo: Didier Collin - www.oiseaux.net

     

    Au début de ce mois, quelques bergeronnettes grises (Motacilla alba) fréquentent à nouveau les prés où paissent ânes, moutons et chevaux.

     

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    Photo: Didier Collin - www.oiseaux.net

     

    Vers le 15 mars, les premiers pouillots véloces (Phylloscopus collybita) reviennent du sud de l'Europe et commnencent à chanter dans nos buissons.

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    Photo: Yvon Toupin - www.oiseaux.net

     

    Le matin du 16 mars, sur le faîte d'un toit à Yvoir, un mâle de rouge-queue noir (Phoenicurus ochruros) entonne son chant si familier.

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    Photo: René Dumoulin - www.oiseaux.net

     

    Vers le 20 mars, sur les plateaux où les cultures dominent, quelques linottes mélodieuses (Carduelis cannabina) glanent quelques insectes ou graines sur des chemins pierreux, entre les terres remuées. A mon arrivée, certaines se posent sur un arbuste épineux en émettant quelques sons discordants.

     

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    Photo: Yvon Toupin - www.oiseaux.net

     

    Arrivée de nuit vers le 25 mars, la fauvette à tête noire (Sylvia atricapilla) reprend contact avec ses bosquets familiers et les arbres des jardins, marquant ici et là sa présence par son gazouilli léger ou son couplet flûté clair et décidé.

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    Photo: Didier Collin - www.oiseaux.net